01La réponse courte
02Commencer par ce qui n'est pas un combat
Avant toute technique vient un ordre de priorités : éviter, désamorcer, partir. Ce n'est pas un avertissement placé devant la partie intéressante. Sur cette page, c'est la partie, et un dojo qui le dit à voix haute vous apprend quelque chose de vrai sur sa façon de penser.
Une confrontation entraîne des conséquences juridiques qu'un combat n'a pas. Dans le règlement knockdown de la WKO, attaquer un adversaire au sol est une faute et le combat est terminé dès qu'un combattant reste au sol plus de trois secondes ; sur un trottoir, personne ne fait respecter cette règle, et les conséquences juridiques dont les pratiquants avertissent se jouent exactement dans ces secondes-là. Les pratiquants qui racontent des incidents réels traitent en général leurs propres histoires comme des témoignages individuels, pas comme des preuves, et cette retenue vaut la peine d'être copiée.
L'ordre est donc fixé avant que la technique entre en jeu. Le combat est ce qui reste quand les trois autres options ont échoué.
03Ce que l'entraînement plein contact vous fait pratiquer
Le règlement WKO utilisé à son 11e Championnat du monde ne prévoit aucune protection des mains, rend la coquille obligatoire pour les hommes et laisse le protège-dents facultatif. Les coups de poing au corps et les coups de pied aux jambes, au corps et à la tête sont portés à pleine puissance, et une technique ne vaut IPPON que si elle met l'adversaire au sol plus de trois secondes ou lui enlève la volonté de continuer aussi longtemps. Les combats masculins durent deux à trois minutes, avec prolongations.
Lisez cela comme une prescription d'entraînement, parce que c'en est une. Chaque semaine, pendant des années, un pratiquant knockdown est frappé à poings nus au corps et doit continuer à travailler ; il reçoit des coups de pied à la cuisse et doit rester debout ; et il apprend qu'une touche, aussi nette soit-elle, ne marque rien. Les pratiquants décrivent le résultat comme une tolérance au contact, du calme pendant qu'on est frappé, des coups de pied bas et hauts solides, et de la condition physique. L'un d'eux, passé ensuite au kickboxing, a dressé la liste de ce que ces années lui avaient laissé : du rythme, de l'équilibre, des coups de pied, et la capacité de se rattraper après un coup de pied manqué.
Ce sont des compétences réelles, et elles ne sont pas universelles chez les pratiquants d'arts martiaux. Ce sont aussi, notez-le, des compétences pour un seul adversaire, debout, en face de vous.
04« Dur » est spécifique, pas général
Une lecture tentante veut que le plein contact produise une personne globalement endurcie. Les pratiquants qui se sont entraînés aux côtés d'autres athlètes de combat le décrivent plus étroitement. L'un le dit sans détour : il est meilleur que la plupart des karatékas pour les coups au corps et pour combattre sans protège-tibias, alors qu'un boxeur ou un nak muay du même niveau peut être meilleur ailleurs. La dureté, dans ces récits, est propre au stimulus sous lequel on s'est entraîné — le poing nu dans les côtes, le tibia dans la cuisse — et ne se transfère pas d'elle-même à des stimulus jamais rencontrés.
Cela compte pour la question du vrai combat, parce que les stimulus d'une confrontation sont en grande partie ceux que le règlement exclut.
05Ce que le règlement retire, et que la rue garde
La liste des fautes de la WKO se lit, prise à l'envers, comme un inventaire de ce qu'une confrontation peut contenir. Selon ce règlement, il est interdit de saisir (tsukami), de tenir ou d'enlacer (kakaekomi), de projeter, de frapper l'articulation du genou, d'attaquer l'entrejambe, de donner un coup de tête, ou d'attaquer un adversaire au sol. Chacun de ces gestes est un geste qu'un agresseur peut faire, et aucun n'est un geste contre lequel un combattant knockdown s'exerce un mardi soir.
Ajoutez ce qu'aucun règlement ne peut inclure du tout : une arme, une deuxième personne, un sol qui n'est pas un tatami, et le fait que personne n'a convenu de commencer. Les pratiquants qui ont traversé de telles situations disent que le tournoi n'en était pas la répétition. C'est un récit, et c'est le récit qui revient.
La question du coup de poing au visage a sa place ici aussi, en une phrase : dans le règlement WKO, une frappe de la main au visage est une faute, et savoir si cela rend l'entraînement irréaliste est un débat que les pratiquants mènent en détail, exposé sur sa propre page.
06Ce que vous pouvez honnêtement attendre
Entraîné régulièrement, vous pouvez vous attendre à devenir quelqu'un pour qui être frappé est familier plutôt que choquant, dont les coups de pied ont du poids, et qui continue à réfléchir fatigué. Les pratiquants d'autres arts, qui décrivent le Kyokushin de l'extérieur, lui reconnaissent en général exactement cela : ils respectent la mise à l'épreuve et le plein contact, réservent leur jugement sur la défense contre les poings au visage, et suggèrent la boxe, le kickboxing ou le MMA en complément à quiconque veut un règlement plus ouvert. Le regard extérieur et le regard intérieur s'accordent davantage que les disputes en ligne ne le laissent croire.
Vous pouvez aussi vous attendre à un règlement, et tout règlement façonne le combattant qu'il produit. La façon dont les règles façonnent le kumite est expliquée sur sa propre page, et le principe vaut pour tous les sports de combat.
07Ce que personne ne peut promettre
Aucune étude ne compare les pratiquants d'un art martial, quel qu'il soit, sur l'issue d'agressions réelles. Il n'existe aucune donnée d'efficacité mesurée derrière cette page ni derrière aucune autre : il existe des règlements, qu'on peut lire, et des récits, qu'on peut peser. Une école qui promet une issue en cas de confrontation promet quelque chose que personne n'a mesuré.
Ce qui peut être promis, c'est seulement l'entraînement lui-même. Le contact prévu par le règlement WKO est réel, et la façon de l'introduire varie d'un dojo à l'autre : demandez exactement quand le kumite commence et comment l'intensité est contrôlée. Ce que vous ferez de la compétence, et si vous en aurez jamais besoin, n'est dans le programme de personne.
À lire ensuite
Voyez le contact par vous-même
La seule affirmation de cette page que vous pouvez vérifier en un seul cours, c'est ce que l'entraînement contient.
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