KarateIDS · Enfants

Le Kyokushin est-il sans danger pour les enfants ?

Les mots « plein contact » décrivent un format de compétition adulte. Ce qu'ils veulent dire pour un enfant de six ans est décidé par des règlements qui ne s'accordent pas entre eux, et par le dojo.

01La réponse courte

Aucune organisation de Kyokushin ne publie de règle sur le contact qu'un enfant reçoit en cours ; c'est une décision de dojo, et la question à poser à la porte. En compétition, les règlements juniors publiés mettent un casque, des protège-tibias et des gants à chaque enfant, raccourcissent les reprises et, chez l'IFK, limitent les coups de pied à la tête à deux techniques nommées, portées en touche contrôlée. Aucune étude publiée ne mesure le taux de blessure des enfants en karaté knockdown : personne ne peut honnêtement vous citer un chiffre.

02Ce que « plein contact » veut dire, et ce que ça ne veut pas dire pour un enfant de six ans

En compétition knockdown adulte, les coups sont portés avec force, et le combattant mis au sol ou incapable de continuer perd. C'est le format que les mots décrivent, et celui des vidéos qu'un parent trouve en premier. Les règles knockdown excluent aussi les frappes de la main au visage ; la raison de cette règle a sa propre page.

Rien de tout cela ne décrit un cours pour enfants. La façon honnête de savoir ce que le mot signifie pour un enfant, c'est de lire ce que les mêmes organisations écrivent pour leurs catégories juniors — et elles n'écrivent pas la même chose.

Un seul point d'accord. Aucune des quatre organisations internationales dont les règles ont pu être lues ne définit de division enfants à contact léger ou sans knockdown ; quand une fédération nationale le fait, c'est une décision nationale, pas une règle du Kyokushin. La protection des juniors, là où elle existe, tient à l'équipement, aux restrictions techniques et à des reprises plus courtes, pas à un niveau de contact réduit inscrit dans le règlement.

03Ce que les règlements de compétition juniors imposent réellement

Quatre organisations de Kyokushin existent, et leurs règles juniors divergent. La divergence est l'information.

KWU (Kyokushin World Union). Les catégories commencent à 10 ans. Le pied à la tête est compté — tout coup de pied autorisé, porté clairement à la tête, vaut waza-ari — dans les groupes de 12 à 17 ans ; ce qui s'applique à 10 et 11 ans n'est pas dit dans le texte. Casque, protège-tibias et gants sont obligatoires de 10 à 17 ans, avec un gilet en plus à 10 et 11 ans. Le protège-dents n'est obligatoire que pour les compétiteurs qui portent un appareil dentaire. Les reprises durent 1 min 30 à 10 et 11 ans, 2 minutes de 12 à 17 ans.

IFK (International Federation of Karate). Les catégories juniors commencent à 8 ans au niveau national ; les événements européens et mondiaux de l'IFK, à 12 ans. Le pied à la tête est permis dès la première catégorie junior, mais limité à deux techniques nommées — jodan mawashi geri et jodan uchi mawashi haisoku geri — comptées comme touche contrôlée, avec la règle explicite qu'il n'y a pas de coup de pied traversant à la tête (« no through kicks to the head »). Casque, protège-tibias et protections de mains sont obligatoires de 8 à 15 ans. Le protège-dents est inscrit comme optionnel.

WKO Shinkyokushinkai. L'organisation ne publie pas de règlement junior en tant que tel. Son seul document qui inclut des enfants est le règlement de son Karate Dream Festival : catégories dès l'âge préscolaire, combats d'une minute, et dès le préscolaire casque, protections des tibias et des pieds, gants, coquille pour les garçons et plastron pour les filles. La règle de contact à la tête pour ces catégories est renvoyée à une annexe qui ne figure pas dans le document publié.

IKO Kyokushinkaikan. Aucun règlement de compétition junior et aucune information de sécurité destinée aux parents ne sont accessibles publiquement.

L'âge minimum publié pour qu'un enfant combatte sous des règles Kyokushin est donc le préscolaire dans une organisation, 8 ans dans une autre, 10 ans dans une troisième, et 12 ans pour les événements internationaux de l'IFK. Le protège-dents est obligatoire pour un enfant avec appareil dentaire dans un règlement et optionnel dans le suivant. Quiconque dit « en Kyokushin, les enfants font X » ne décrit pas tout le Kyokushin ; comment les organisations en sont venues à différer est traité sur sa propre page.

04Ce qu'aucune fédération ne décide : le cours

Tout ce qui précède régit des tournois. Pas une des quatre organisations ne publie de politique sur le contact en cours ordinaire : ni l'âge du premier kumite, ni l'intensité permise à chaque âge, ni si un enfant peut recevoir un pied à la tête à l'entraînement, ni la façon d'apparier les partenaires, ni l'équipement à porter un mardi soir. Même en compétition, les textes de la KWU et de l'IFK apparient les enfants par poids seulement, jamais par ceinture.

Ce silence ne se comble pas en lisant mieux. La réponse à votre vraie question — quand mon enfant recevra-t-il un coup, et de quelle force — est fixée par le dojo, et seul le dojo peut la donner. Un club qui répond « c'est la règle du Kyokushin » cite une règle qui n'existe pas.

05Ce qui se passe à KarateIDS

Les pages du dojo indiquent ce qui suit, et seulement ce qui suit, sur l'équipement et l'encadrement des cours pour enfants : des tapis amortis ; casque, gants et protège-tibias pour le kumite ; un encadrement constant par un instructeur ceinture noire ; des enfants regroupés par âge et par niveau.

Ce que ces pages n'indiquent pas, c'est l'âge du premier kumite, la façon dont l'intensité du contact est contrôlée à chaque âge, ou la façon dont les partenaires sont choisis. Ce sont les questions à poser sur place, et une bonne réponse sera précise.

06Les signaux d'alerte, dans n'importe quel dojo

Les règlements publiés vous disent quoi regarder dans une salle, parce que ce qu'ils encadrent en compétition — équipement, technique, durée, appariement — est exactement ce qu'un cours contrôle ou ne contrôle pas.

07Les questions à poser avant d'inscrire

Ce qui renseigne, c'est moins le contenu des réponses que leur précision. « La sécurité est notre priorité » n'est pas une réponse. Une réponse qui contient un âge ou une ceinture, nomme l'équipement et dit qui choisit les paires en est une.

08Ce qu'aucun sport de combat ne peut promettre

Deux études sérieuses existent sur les blessures en karaté chez l'enfant, et aucune ne porte sur le Kyokushin. Une cohorte prospective de Čierna et Lystad (British Journal of Sports Medicine, 2017), qui a suivi neuf tournois nationaux en Slovaquie, a mesuré les blessures de tournoi chez les enfants et les adolescents. Une méta-analyse de 2020 de Lystad et ses collègues a regroupé 28 cohortes prospectives du même type.

Les deux décrivent le karaté de style olympique, sous des règles à contact contrôlé, et leurs chiffres ne sont pas imprimés ici parce que ce ne sont pas des mesures du karaté knockdown et qu'ils ne peuvent pas lui être transposés. Aucune étude publiée ne mesure le taux de blessure des enfants en karaté knockdown, dans aucune organisation ; une page qui vous donne un chiffre Kyokushin pour les enfants l'invente. Et aucune comparaison avec un autre sport de jeunesse ne peut être faite non plus : aucune n'a été mesurée sur la même base.

Ce qui peut être dit est plus étroit : les variables que les règlements encadrent — l'appariement, l'équipement, la durée — sont celles qu'une salle contrôle, et toutes se voient en une seule visite.

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De 4 à 13 ans, groupes par âge et par niveau, cours d'essai gratuit.

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