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Pourquoi pas de poings au visage en tournoi ?

Une ligne du règlement fait l'essentiel du travail. Cette page la lit telle qu'elle est écrite, donne le seul récit publié de son origine, et sépare ce que la règle régit de ce que le programme enseigne.

01La réponse courte

Dans le règlement knockdown de la WKO, les attaques avec les mains ou les coudes au visage ou au cou sont une faute, et la formulation WKO/AKO précise que même un contact léger peut entraîner un hansoku. Les coups de pied à la tête restent légaux et les feintes au visage sont permises. Une histoire publiée du Kyokushin de tournoi affirme qu'Oyama a interdit les coups de poing à la tête plutôt que d'introduire des gants, qui auraient selon lui nui au réalisme. La règle régit le match ; le programme enseigne toujours ces frappes.

02La règle telle qu'elle est écrite

Le règlement de la WKO pour son 11e Championnat du monde range parmi les fautes les « attaques avec des techniques utilisant les mains ou les coudes au visage ou au cou de l'adversaire ». Un règlement de kumite WKO/AKO de 2018, publié en République tchèque, donne à cette faute son nom japonais, ganmen-kogeki, et ajoute une parenthèse qui mérite d'être citée en entier : « Même un contact léger peut entraîner un HANSOKU. »

Trois détails autour de cette ligne passent d'ordinaire inaperçus. D'abord, « les feintes au visage sont permises » : la règle interdit le contact, pas la menace. Ensuite, les coups de pied à la tête sont légaux : la règle ferme une ligne aux mains et aucune aux pieds. Enfin, l'équipement : le même règlement ne prévoit aucune protection des mains, impose la coquille aux hommes et laisse le protège-dents facultatif. L'absence de gants et l'absence de poings au visage sont une seule décision, pas deux.

03Le seul récit publié du pourquoi

Une histoire publiée du Kyokushin de tournoi, The Martial Way, affirme qu'Oyama a interdit les coups de poing à la tête plutôt que d'introduire des gants, qui auraient selon lui nui au réalisme. C'est le récit, et il faut le tenir exactement à ce poids : l'explication d'une intention par un auteur, pas la mesure de quoi que ce soit. Il décrit un choix entre deux façons de rendre possible une compétition à poings nus — matelasser la main, ou protéger la tête par la règle — et non l'affirmation que le coup de poing à la tête n'a pas d'importance.

Il explique aussi la forme de tout le reste. Si le poing reste nu, le corps devient l'endroit où il peut arriver à pleine puissance. Si le corps est la cible, la distance raccourcit et l'échange devient continu. La règle est la graine ; le style est ce qui en a poussé, et cette croissance est décrite sur sa propre page.

04Ce que la règle achète

Trois choses, et les pratiquants qui défendent la règle nomment les trois.

Le travail au corps à poings nus. Sans protection des mains prévue au règlement WKO, un coup de poing dans les côtes est donné et reçu sans rien entre les deux. Les pratiquants décrivent cela comme la compétence distinctive du format, et comme ce que la plupart des autres sports de frappe gantent ou retiennent.

L'échange continu. Dans le règlement WKO, une technique ne vaut IPPON qu'en mettant l'adversaire au sol plus de trois secondes ou en lui enlevant la volonté de combattre aussi longtemps. Une touche ne rapporte rien, donc rien n'incite à s'arrêter après en avoir placé une ; les combats masculins durent deux à trois minutes, avec prolongations.

Moins de frappes de la main à la tête. C'est une description de la règle, pas une affirmation médicale, et c'est la raison que donnent ses défenseurs pour expliquer qu'un kumite dur puisse avoir lieu souvent : c'est le corps qui prend le volume. Un pratiquant italien ajoute un argument pédagogique : le kumite sans coups au visage, dans son récit, enseigne la gestion du rythme, de la douleur, de la pression et d'une agressivité contrôlée.

05Ce qu'elle coûte

Les critiques — y compris des pratiquants du style — nomment un ensemble précis d'habitudes plutôt qu'une faiblesse générale. Combattre à une distance qu'un boxeur punirait. Ne pas bouger la tête, parce que rien n'est jamais venu vers elle par les mains. Une garde tenue là où sont les cibles légales plutôt que devant le visage. Peu de pratique de la lecture des mains adverses. Ce sont les quatre points qui reviennent, et les pratiquants les plus rigoureux posent le problème exactement : ce n'est pas la peur du coup de poing, c'est la mauvaise distance et les réflexes absents.

Savoir si ce coût rend l'entraînement irréaliste est un débat que cette page ne tranche pas. Il est mené, en entier, sur la page qui demande si le Kyokushin est irréaliste sans poings au visage.

06La règle n'est pas figée

Les règles du Kyokushin sont des règles d'organisations, et elles bougent. La formulation citée plus haut est celle de la WKO ; quatre organisations — IKO, WKO/Shinkyokushin, IFK, KWU — diffèrent sur les détails, et une phrase du type « le Kyokushin interdit » quelque chose reste incomplète tant qu'elle ne dit pas laquelle. Leurs différences ont leur propre page.

07Une règle de compétition, pas une description de l'art

L'erreur de lecture la plus courante consiste à prendre la règle de tournoi pour l'ensemble du style. Le programme enseigne des frappes qu'un combat WKO interdit : un sabre de main ou un coude à la tête s'apprend, se présente en examen et se transmet dans les kata pendant toute une carrière de Kyokushin. Notre page sur les techniques du Kyokushin expose ce catalogue et marque ce que le règlement garde hors du ring.

La phrase précise n'est donc pas « le Kyokushin n'a pas de coups de poing au visage ». C'est : dans le règlement knockdown de la WKO, une frappe de la main au visage est une faute, et le combattant que vous voyez en tournoi a été façonné par cette règle pendant des années. Les deux moitiés sont vraies, et les garder séparées est ce qui permet de répondre à chaque question suivante — sur la défense personnelle, sur l'entraînement croisé, sur le contenu d'un cours.

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Un round de kumite observé depuis le bord du tatami montre la règle en train de faire son travail.

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